Ouriel

 


1. Facultés paranormales
2. Expliquer le paranormal
3. Vous êtes paranormal
4. Questions fréquentes
5. Ouvrages conseillés
6. Liste des conférences
7. Nouveautés
 
    
 
FAQ >  

  

Texte des questions de la FAQ
 
 

(questions " E " = relatives à l’Expérience
questions " T " = approche Théorique)

E1/ Est il " normal " de n’avoir jamais vécu aucun phénomène paranormal ?

Il faut tout d’abord faire la différence entre " n’avoir jamais vécu " et " n’avoir jamais reconnu en soi " un phénomène paranormal. Beaucoup de gens vivent quotidiennement des faits paranormaux mais ne les reconnaissent pas comme tels. Une femme me disait ainsi : " Je ne prends jamais de billet de Loto si je sais que je ne vais pas gagner ". Quand je lui ai fait remarquer qu’il s’agissait d’un faculté " paranormale " (voyance), elle a répliqué vivement : " Non, c’est parfaitement normal ", ajoutant : " Je sais qu’il y a une explication à ça. " Personnellement, j’attends toujours ! La plupart des personnes qui vivent le paranormal constatent qu’il n’y a aucune différence entre des intuitions très banales, par exemple une pensée à propos d’un être cher, et le " paranormal " typique (ici la télépathie).

En second lieu, certaines personnes, très intuitives, proches de leur corps et de leurs intuitions profondes, sont plus à même de vivre et de reconnaître le paranormal que d’autres, plus intellectuelles, tournées vers le concret. Il faut aussi faire la part de la crainte de l’irrationnel, de ce qui ne s’explique pas clairement ou de ce qui sort du cadre habituel de notre vision du monde.

E2/ Est-il " anormal " de vivre des phénomènes paranormaux ?

Il faut, ici, faire la différence entre vivre de tels phénomènes dans l’harmonie et l’équilibre et les subir dans la crainte et l’angoisse. Je connaissais une femme qui disait percevoir, sitôt entrée dans un autobus ou un métro, la vie des gens qu’elle côtoyait. Celle-ci défilait comme un film dès qu’elle regardait la personne concernée. Elle se disait oppressée par cette faculté, qu’elle identifiait parfaitement comme de la voyance. Je l’ai aidée à se protéger et à ne plus " voir " d’une manière inconsidérée.

Par contre d’autres personnes constatent, pour leur plus grand bonheur, la nature leur offrir des " messages " répondant aux questions qu’elles se posent ou réalisant leurs souhaits sans qu’elles aient besoin de s’en préoccuper. Elles vivent quotidiennement un échange avec la nature sain, souple et enrichissant.

E3/ Comment reconnaît-on une faculté paranormale chez autrui ?

Un certain nombre de gens prétendent avoir des facultés qu’ils n’ont pas. À l’inverse un nombre probablement encore plus grand en possèdent qu’ils ignorent, tant elles font partie de leur " normalité ". Même les plus grands sujets " psi " ont généralement mis du temps à appréhender l’ensemble de leur capacité (si même ils l’ont jamais fait - cf. le Français Jean-Pierre Girard). Aussi le plus grand flou règne en ce domaine. Il faut cependant se souvenir que, dans le principe, nous avons tous la possibilité de présenter des facultés paranormales. Le plus souvent, il s’agit de facultés très ténues : pensées à propos d’un être cher qui se vérifient (télépathie), prémonitions (voyance), réalisation de souhaits…

D’une manière générale, le problème n’est pas tant de " reconnaître " une faculté chez autrui, mais de la vivre dans l’harmonie et l’équilibre, ce qui peut être difficile si elle se manifeste fortement et fréquemment.

E4/ Comment reconnaît-on une faculté paranormal chez soi-même ?

Comme nous avons tous en nous-mêmes la possibilité d’en présenter, le problème se pose surtout de contrôler ces facultés et d’en faire bon usage. Il faut en effet se garder des illusions. Combien j’ai vu de sujets disant avoir fait des " voyages astraux " et n’avoir finalement fait qu’un rêve de voyage, analogue au rêve habituel. Cependant, comme je l’ai dit dans mes ouvrages, nous pouvons être confrontés brutalement à une expérience " anormale " qui nous confronte à une vision du monde radicalement différente (cliquer ici pour lire un cas clinique particulièrement significatif).

T1/ Y a-t-il un lien entre la folie et le paranormal ?

On rejette souvent le paranormal en disant que ceux qui disent avoir de telles facultés sont parfois " pas très nets " s’ils n’ont pas fréquenté assidûment les hôpitaux psychiatriques. Les psychotiques (en particulier les autistes) sont réputés pour présenter des facultés paranormales.

La question est plus difficile qu’il n’y paraît. En effet, Freud et les psychanalystes ont montré que la psychose révélait une fragilité de la barrière conscient-inconscient. Or, les facultés paranormales étant aussi issue de l’inconscient, ceux qui peuvent en faire usage seraient aussi ceux dont la " barrière " serait la plus ténue. Il y aurait donc une évidente parenté entre les " fous " et ceux qui sont coutumier du paranormal.

Il ne faut cependant pas oublier que les saints, et les plus grands (le Christ en particulier) ont manifesté les facultés les plus évidentes et les plus diverses. On peut donc dire que les facultés paranormales ne sont en aucun cas un témoin de folie… même s’il existe des liens.

T2/ Sommes-nous tous " paranormaux " ?

Comme l’explique le modèle du Mental, en particulier, nous avons tous, au fond de nous-mêmes, la faculté de manifester des capacités paranormales. Elles sont cependant évidentes que chez certaines rares personnes. Elles peuvent témoigner d’un déséquilibre psychique, mais aussi de sainteté (c’est d’ailleurs pourquoi les Églises, dans leur ensemble, n’ont jamais considéré le pouvoir paranormal comme un critère de sainteté). Un entraînement peut permettre d’augmenter ses facultés (réalisation du souhait, télépathie, voyance). Mais, comme je l’ai montré dans un ouvrage, cela n’est pas sans risque, la folie n’étant jamais très loin.

T3/ Qu’appelle-t-on " sujet psi " ?

On nomme ainsi un sujet présentant des facultés paranormales évidentes. Ne pas confondre avec " psy ", qui désigne un thérapeute (psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste…).

T4/ Y a-t-il une preuve de l’existence du paranormal ?

Paradoxalement, non. Il n’existe aucune " preuve " du paranormal et n’en existera probablement jamais. En effet, il n’existe discontinuité entre un fait " normal " et un fait " paranormal ". Si je tire les bon numéros du Loto, c’est un fait rare, mais on ne peut plus " normal ". Si par contre je coche les cases parce que je les ai vus dans un rêve (ou une vision), le fait s’inscrit dans le " paranormal ". Or, l’annonce n’appartient pas au fait lui-même, mais à ma façon de le vivre. Certes quand J.P. Girard tord des barres de métal ou en modifie la structure interne, on peut dire " on ne comprend pas ", mais cela ne veut pas dire que dans cinquante, cent ou deux cents ans, ce fait demeurera inexpliqué. Il n’est donc pas " paranormal " par essence. C’est tout l’intérêt de la notion de synchronicité de Jung, qui relie le fait à une pensée par le biais d’une signification. Ceci peut constituer le point commun à tous les faits paranormaux. Ici, dans l’exemple du loto, le fait est le tirage, la pensée est ladite " prémonition ", la signification est (entre autres choses) l’espoir de " gain " qu’il représente.

Il n’y a donc pas de " preuve " du paranormal puisque le fait lui-même ne sort jamais du " normal ", même s’il peut être extrêmement rare (comme la lévitation)

T5/ Y a-t-il une place pour le paranormal dans le monde défini actuellement par les sciences ?

Oui, certainement, et sur deux plans.

* Rhine a, parmi les premiers, montré que la méthode scientifique s’appliquait au paranormal, jusque dans ses outils de validation. Les conditions expérimentales ne sont certes pas les meilleures qui soient pour que s’exprime le paranormal, mais elles ne sont pas foncièrement inadaptées. De plus, il a montré qu’à condition de poser l’hypothèse de l’action de la pensée (ce que les scientifiques ne font pas habituellement), on pouvait l’attester dans les mêmes conditions qu’on le fait pour les lois scientifiques.

On sait en effet que pour établir une loi scientifique, il faut poser une hypothèse qu’on teste avec l’expérience pour voir si on doit ou non la rejeter. Si on ne la pose pas, on ne peut pas la tester. Il est donc faux de dire que les lois physiques ne peuvent accepter l’action de la pensée sur la matière. Il faut juste étudier les variations au niveau des " faits " et voir s’ils peuvent être corrélés à une variable (dite " contrôlée) qui pourrait être nommée " pensée " (même si la pensée ne peut encore être définie que de manière relative).

* Second point, qui découle du précédent. Les lois physiques n’ont été définies, de fait, que dans des conditions " mentalement neutres " et n’ont jamais pris en compte ce qu’on pourrait considérer comme les conditions " mentalement actives " dans lesquelles s’exerce le paranormal. En effet, supposons un savant qui observe une série de résultats pour une expérience donnée. Pour tester son hypothèse, il va en faire la moyenne. Le paranormal, étant peu contrôlable (puisqu’issu de l’inconscient), s’il apparaît, ce sera de manière anecdotique, rare. Sa manifestation sera donc perdue dans la masse des résultats, gommée par la moyenne. On ne pourra le mesurer, même s’il est apparu.

Plus encore, supposons un chercheur suffisamment " sujet psi " pour que tous ses résultats découlent d’une action de la pensée. On sait qu’une nouvelle loi scientifique n’est jamais admise d’emblée. On demande à une équipe indépendante de refaire les mêmes observations. Si elle les fait, on considérera les résultats du premier chercheur comme erronés, et ils seront mis de côté. De ce fait, seuls les résultats " neutres " seront pris en compte, et les lois physiques établies sur ces bases.

T6/ Les lois scientifiques actuelles doivent-elles être transformées pour accepter le paranormal ?

Non, les lois scientifiques présentent l’aspect " neutre " des relations entre les faits matériels. C’est donc un cas particulier, simplifié, des lois de la nature, une référence en quelque sorte.

Que dire des lois dans un cadre " mentalement actif " ? Elles présenteraient probablement des aspects très divers. On sait, par exemple, que la période d’un corps radioactif est constante. Diverses expériences ont montré qu’un sujet pouvait la modifier grâce à l’action de sa pensée. On peut donc supposer que la période " neutre " correspondrait à un résultat statistique " plus probable " autour duquel s’organiserait d’autres possibilités, d’autant moins probable qu’elles nécessitent une action mentale plus forte… Une sorte de " tendance forte ", un peu (c’est une image) comme le pendule a tendance a rester immobile dans le sens vertical (position d’équilibre, " la plus probable "), alors que toute action (ici matérielle) peut le déplacer vers des positions d’autant plus loin de la position d’équilibre que l’action est plus forte.

Comment " expliquer " ces variations ? Elles ne sont pas plus " explicables " que les lois habituelles, qui représentent, en fin de compte, seulement une description de notre environnement, dans les conditions " neutres " mentalement (voir Question T5). Mais ceci n’est qu’une supposition

T7/ Le paranormal constitue-t-il un lien entre les sciences et les religions ?

Avant de répondre, il faut probablement préciser les mots " sciences " et " religions ".

* Sans vouloir donner une définition générale aux sciences, on peut dire qu’elles constituent une description précise, organisée, logique, du monde environnant. Les sciences " dures " traitent du monde matériel. Les sciences humaines s’intéressent à l’humain dans ses aspects psychologiques, sociaux…
Les religions nous permettent d’accéder, par notre foi, à la Divinité, quel que soit le nom que nous lui donnions (un Dieu, plusieurs Dieux, des Esprits, des Forces…). Par un échange avec la Divinité, nous tentons de mieux vivre dans notre environnement. On peut donc dire que les religions constituent une manière, tout à fait personnelle, d’appréhender le monde environnant par notre pensée.

* Le paranormal est constitué par la mise en relation de la pensée et des faits (la synchronicité de Jung). Il est donc très proches des religions. Mais il appartient également aux sciences, du fait qu’il est analysable avec les méthodes scientifiques habituelles (cf. les travaux de Rhine et de ses successeurs).
On peut donc dire qu’il constitue un trait d’union entre les sciences et les religions.

T8/ Les miracles des saints sont-ils du " surnaturel " ou du " paranormal " ?

L’idée de " surnaturel " renvoie à celle d’une " sur-nature ", d’une autre nature, différente de celle que nous connaissons. Or, rien ne vient, jusqu’à présent, confirmer cette idée. Entre les miracles les plus évidents et le normal, on peut observer tous les intermédiaires. Par ailleurs, certains faits exceptionnels, tels que la lévitation, sont autant l’œuvre de saint que de laïcs ou même de " possédés " par le Diable (en tout cas éloignés de toute sainteté). Ainsi le concept de " surnaturel " ne semble pas pertinente, du moins d’un point de vue rationnel, scientifique.
Ceci étant posé, l’idée de " paranormal ", qui pose une limite d’avec le " normal " et qui ne prend pas en compte la spiritualité de la personne et ne semble pas, de ce fait, tout à fait adaptée.

T9/ Pourquoi les saints présentent-ils plus de facultés paranormales que les sujets " lambda " ?

Les saints, au même titre que les mystiques et les grands sages, ont appris à entrer en contact avec les profondeurs de leur être. De ce fait (voir " Le modèle du Mental "), ils accèdent à des niveaux où la " pensée " devient active. Cependant ces facultés s’intègrent harmonieusement à l’ensemble de leur être et de leur vie. Elles ne constituent pas de simples " artefacts ", stéréotypés et inutiles, à la différence de certains " sujets psi ". C’est ce qui révèle l’harmonie de leur fonctionnement, en tous points, leur spiritualité.

Revenir en haut
Page précédente                            Plan du site                            Page suivante

 

Mise-à-jour le 31/04/2005