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La sorcellerie des campagnes
 
 

La sorcellerie des campagnes persiste bel et bien, quoi qu’on puisse dire. En France, on la dit plus fréquente dans l’Ouest (Normandie, Bretagne, Poitou-Charentes) mais c’est probablement parce qu’elle a été étudiée là plus qu’ailleurs. On la retrouve sous des aspects très divers, qu’on pourrait schématiser de la manière suivante :

* La première forme, assez sordide, consiste dans le combat incessant entre un soi-disant " envoûteur " et un " désenvoûteur ". Comme l’a bien montré Jeanne Favret-Saada, dans son livre " Les mots, la mort, les sorts ", le mécanisme de cette sorcellerie est des plus complexe. Un sujet note des faits dont la répétition ou le caractère inopportun l’inquiète. Il pense qu’on lui a jeté un sort. Il consiste alors un désenvoûteur qui confirme et utilise diverses méthodes pour le dégager. L’" agent ", celui qui a mobilisé l’envoûteur, est souvent un proche, un habitant du même village. On ne saurait cependant oublier la part de l’entourage qui renforce l’" ensorcelé " dans sa conviction et joue un rôle important dans son affaiblissement. Cette forme de sorcellerie fait partie intégrante des conflits de proximité, si fréquents entre voisins. Elle prend un tour " magique " du fait des traditions qui n’ont jamais cessé, malgré l’Inquisition et les Procès.

* La seconde forme n’implique nullement un " ensorceleur ". Le sujet qui vient consulter souffre de divers maux dont l’origine peut être attribuée au " hasard ", à la " mauvaise fortune ". Ce peut être des maladies, accidents, etc. La méthode pour libérer le sujet est, en fin de compte assez proche de la précédente, sauf qu’ici on n’accuse pas un tiers. La prière, religieuse ou non, utilisant un rituel connu ou secrète, a ici une grande part. Les saints sont souvent invoqués. Dominique Camus a fait de nombreux travaux sur ce thème, en Bretagne.

* Une troisième forme confine au travail du guérisseur. C’est le " leveur de maux ", également bien étudié par Camus. Ici, nous vivons une sorte de miracle au quotidien, la guérison obtenue restant souvent inexplicable pour les sciences. Ici encore, le secret règne et nous sommes proches du religieux, dans un contact direct avec les " forces de la nature ".


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Mise-à-jour le 31/04/2005