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Résister au feu
 
 

L'être humain peut présenter la faculté de résister au feu, au-delà de l'imaginable. J'ai moi-même assisté à une séance avec un chaman qui laissait ses mains sur la flamme d'une bougie plusieurs minutes sans apparemment en ressentir la moindre brûlure. L'émission "Mystères" a présenté une démonstration de maniement du feu par Mario Mercier, chamans et auteur de plusieurs ouvrages [1977...]. Celui-ci prenait des braises, si chaudes que le présentateur disait ne pas pouvoir les approcher. On lui avait adjoint un prestidigitateur, à titre d'expert. Mercier a donc pris les braises à pleines mains, les a brisées dans ses doigts, réduites en cendres, puis a ouvert les mains. Après avoir frottées celles-ci ensemble, pour en dégager la cendre, aucune trace de brûlure ! Et l'expert de confirmer la capacité étonnante du chaman, attestant qu'il avait vérifié l'absence de prestidigitation. Mercier expliquait ses facultés en disant qu'il était entré en contact avec  l'esprit du feu. Ainsi les braises ne le brûlaient plus.

Il arrive que cette insensibilité au feu surgisse de manière sporadique, hors d'un apprentissage et de la vie mystique. La résistance au feu est connue depuis la plus haute antiquité, dans toutes les civilisations. Si la marche sur le feu apparaît fréquente et de pratique relativement facile, le fait de rester durablement dans les flammes et d'en ressortir intact, corps et vêtements, est très rare.

Thurston lui consacre un chapitre entier ("Salamandres humaines"), il rappelle l'histoire du martyr chrétien saint Polycarpe de Smyrne (vers l'an 156) :

  • "Il fut condamné à être brûlé vif. Les piles de bûches allumées flambaient violemment : les flammes, formant une voûte, encerclèrent doucement le corps du martyr sans lui faire aucun mal ; si bien que ses persécuteurs, pour en finir avec lui, dépêchèrent un homme d'armes lui percer la poitrine d'un fer de lance. Le jet de sang éteignit l'embrasement, mais quand saint Polycarpe eut expiré, le bûcher fut rallumé et son corps, sauf les os, fut réduit en cendres." (p. 209)
  • Malgré l'exagération toujours possible, l'incombustibilité apparaît liée à la vie du sujet, et donc à son état mental. Dès que cette vie cesse, le corps subit la loi habituelle de la matière. Cette résistance au feu concerne le corps mais aussi les vêtements.

    Cette résistance au feu se communique à un tiers non entraîné, par une contagion affective, d'inconscient à inconscient. Thurston écrit ainsi, de François de Paule (p. 214) :

  • "On avait édifié auprès de là un four à chaux... et il était déjà allumé, quand on vint dire au saint qu'il s'effondrait. Sur quoi François ordonna à un moinillon... de prendre un bâton qu'il lui donna et de le planter à l'intérieur. Il dit au jeune garçon de ne pas avoir peur, et en vérité il ne souffrit aucun mal, et le four fut sauvé."
  • Quand le sujet se soumet "corps et âme" au Maître compétent, il ne court pas de risque. C'est l'esprit du Maître qui, instantanément, lui communique ses capacités. Il n'a besoin d'aucune formation, mais, de ce fait, il n'acquiert rien. S'il s'extrait de cette relation, il perd tout : "Si vous me lâchez la main, vous allez brûler horriblement", le prévient-on d'avance. Il faut distinguer radicalement l'apprentissage habituel, qui porte sur des rudiments, d'une transmission immédiate de la maîtrise la plus accomplie.

    Cette capacité est étrangère à l'intelligence, elle se réfère à un fonctionnement mental "primaire", archaïque, largement inconscient.

  • "Le Frère François [de Paule] répondit : "Il est tout à fait vrai que je suis un rustique, et si je ne l'étais pas, je ne pourrais pas faire des choses comme cela." Et ce disant, il se pencha vers le feu qui était bien grand et brûlait à belles flammes. Il remplit ses mains de tisons et de charbons ardents et les garda ainsi, et se tournant vers le chanoine, il dit : "Vous voyez, je ne pourrais faire cela, si je n'étais un paysan."" (Thurston, ibid., p. 212.)
  • On pourrait opposer à cette "incombustibilité" le phénomène de la "carbonisation spontanée", décrite depuis très longtemps. On en découvre régulièrement de nouveaux cas, et ils se ressemblent tous.


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    Mise-à-jour le 31/04/2005