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Les facultés paranormales > L'action de la pensée sur la matière (PK) >  

  

La prière
 
 

Il peut paraître curieux dans un tel site de traiter de la prière. Mais il ne faut pas oublier que la première en date, probablement il y a plus de trois millions d'années, a dû être une imploration des "Forces" (ou du "Divin"). Il s'agit de ce qu'on appelle actuellement la "prière active".

De nombreux livres parlent de la force de la foi, de la puissance de l'optimisme, jusqu'à réaliser nos projets les plus "fous" (cf. Robbins). Néanmoins, quand on exploite cette faculté d'une manière systématique, on découvre des dangers contre lesquels notre éducation nous a mal préparé. J'ai longuement abordé cette question dans "Montagne lève-toi". Néanmoins, cette possibilité est évoquée, et avec précision, dans les textes les plus classiques, tels les Évangiles :

  • "En vérité, je vous le dis, celui qui dirait à cette montagne "Lève-toi et jette-toi dans la mer" et qui n'hésiterait pas dans son coeur mais croirait que ce qu'il dit arrive, cela lui arrivera." (Marc, XI, 23)
  • En trente mots, cette citation résume à peu près tous les problèmes épistémologiques que pose la réalisation du souhait : la possibilité qu'une pensée occasionne directement, sans intermédiaire, un fait matériel. Même relatant les paroles du Christ, ce texte est plus méthodologique que religieux. Il n'est pas conforme aux dogmes occidentaux, et gêne beaucoup de chrétiens. Le christianisme dit en effet qu'il faut prier Dieu, qui choisit, ou non, d'exaucer le souhait. Ici, rien de tout cela : un sujet vit une expérience sensible, au niveau de son "coeur", des couches profondes de son être, c'est-à-dire l'inconscient ; s'il n'a plus d'hésitations à ce niveau, le fait matériel arrive, obligatoirement. Dieu n'intervient pas !

    La possibilité de la concrétisation de la pensée est niée par les sciences, et pourtant elle ne s'oppose en rien à leurs prémisses, car elles ont été définies dans des conditions "neutres". Voici un court exemple pour mieux comprendre cette discussion.

  • On raconte qu’au Moyen âge un moine voulait bâtir une église en pleine montagne. Il pria, un éboulement de terrain se produisit, et le moine bâtit son église.
  • Sur le plan des faits, les sciences ne trouvent rien à redire, elle énonce leur caractère profondément naturel. Le moine ne conteste pas cette vision, il n’ignore pas que certaines montagnes sont fragiles, il pose seulement que son souhait a été exaucé, très précisément. Le savant se trouve assez démuni, car il lui aurait été impossible de dire avec précision le jour ou l’heure d’un effondrement, ni même son déroulement exact. Il n’y a donc pas d’antagonisme entre l’explication du savant et celle du croyant. Ce dernier n’attendait pas un fait anormal, mais un événement qui permette son projet. Il en est de même dans le " miracle " : le miraculé ne souhaite pas une guérison anormale, mais simplement la guérison, la sienne.

    Lors de sa prière, le croyant n’examine pas les faits extérieurs. Souvent, il se retire à l’écart, dans un lieu fermé, supprimant toute perception du monde. Il se concentre sur son souhait avec intensité, son activité s’inscrit dans les faits, même si apparemment il s’en écarte en s’isolant dans sa cellule. Il fusionne avec le fait, corps et âme. Il " est " le fait, comme l’énoncent les orientaux ou les mystiques. A l’inverse, le savant examine le fait du dehors. Jamais (du moins dans la physique), il ne doit s’impliquer personnellement dans son déroulement. Il reste " objectif " : le fait est un objet qu’il manipule de l’extérieur. Il procède à une analyse du fait, sa division en éléments connus (Descartes). Cette analyse, le croyant n’en a cure, il traite les événements d’une manière globale : il s’intéresse à leur signification dans un cadre spécifique (ici la construction d’une église) et ne se préoccupe pas du reste. Le croyant et le savant opèrent donc d’une manière radicalement différente.

    Quand le croyant se réjouit de voir son souhait exaucé, le savant, lui, hausse les épaules : il invoque le hasard, la " coïncidence ", le croisement opportun de deux chaînes causales... Contrairement à l’apparence, cet argument n’en est pas un, car il ne constitue pas l’énoncé d’un savoir.

    Comment faire intervenir la pensée dans les chaînes causales de ces événements ? Il faut tout d’abord remarquer que la causalité n’est pas une donnée physique mais un postulat qui comporte deux aspects : ontologique (comme principe) et expérimental, au niveau de l’observation.

    Examinons tout d’abord l’aspect "ontologique" : un fait résulte d’un ensemble de causes, dont il constitue l’effet. Le principe de causalité dit que " si les causes sont présentes, l’effet doit nécessairement se réaliser ". Quand nous lâchons un objet pesant et qu’il ne tombe pas, nous invoquons l’existence d’un facteur, que nous devons obligatoirement trouver : un courant d’air suffisamment puissant pour empêcher la chute, une force magnétique repoussant l’objet (pôles de même nature), ou encore un lien invisible auquel serait attaché l’objet. Si nous avons pu éliminer une loi connue, nous sommes tentés de parler de " lévitation ", d’action de la pensée. Sur le plan du principe, on peut dire que les lois physiques constituent, en fin de compte, qu’une mise en forme de notre observation.

    Ceci nous fait aborder le second aspect, expérimental, de la causalité. Rhine, le premier, a montré que la pensée pouvait influer les faits, ceux-ci ne suivaient plus alors une répartition " au hasard ". Depuis, de nombreux chercheurs ont mis en évidence l’effet de la pensée, au sein même des conditions expérimentales strictes (cf. Roux).


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    Mise-à-jour le 31/04/2005