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Introduire la pensée dans les chaînes causales
 
 

On croit qu'il est impossible d'introduire la pensée parmi les chaînes causales des faits. Plutôt que de discuter au niveau théorique, étudions la réalisation du souhait :

On raconte qu’au Moyen âge un moine voulait bâtir une église en pleine montagne. Il pria, un éboulement de terrain se produisit, et le moine bâtit son église.

Les sciences reconnaissent l'éboulement, qu'elles considèrent comme "naturel".

Le moine n’ignore pas que certaines montagnes sont fragiles, il dit seulement que son souhait a été exaucé, d'une manière très précise.

Le savant se trouve assez démuni, car il lui aurait été impossible de dire avec précision le jour ou l’heure d’un effondrement, ni même son déroulement exact.

Il n’y a donc pas d’antagonisme entre l’explication du savant et celle du croyant. Ce dernier n’attendait pas un fait anormal, mais un événement qui permette son projet. Il en est de même dans le " miracle " : le miraculé ne souhaite pas une guérison anormale, mais simplement la guérison, la sienne.

Lors de sa prière, le croyant n’examine pas les faits extérieurs. Souvent, il se retire à l’écart, dans un lieu fermé, supprimant toute perception du monde. Il se concentre sur son souhait avec intensité, son activité s’inscrit dans les faits, même si apparemment il s’en écarte en s’isolant dans sa cellule. Il fusionne avec le fait, corps et âme. Il " est " le fait, comme l’énoncent les orientaux ou les mystiques.

A l’inverse, le savant examine le fait du dehors. Jamais (du moins dans la physique), il ne doit s’impliquer personnellement dans son déroulement. Il reste " objectif " : le fait est un objet qu’il manipule de l’extérieur. Il procède à une analyse du fait, sa division en éléments connus (Descartes). Le croyant et le savant opèrent donc d’une manière radicalement différente.

Quand le croyant se réjouit de voir son souhait exaucé, le savant, lui, hausse les épaules : il invoque le hasard, la " coïncidence ", le croisement opportun de deux chaînes causales... Contrairement à l’apparence, cet argument n’en est pas un, car il ne constitue pas l’énoncé d’un savoir. Dire que l’éboulement de la montagne relève du hasard ne signifie rien. La complexité du phénomène est telle qu’aucune probabilité ne pouvait être calculée.

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Mise-à-jour le 31/04/2005