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Paranormal et sciences
 
 

Il ne faut pas s'étonner que le "paranormal" n'apparaisse pas dans les sciences.

Tout d’abord, il faut rappeler que le paranormal résulte de l’émotion. Or, les sciences visent, en premier lieu, à la maintenir éloignée des laboratoires, froids et calmes par essence.

Les sciences expérimentales visent, comme une sorte de préalable, à éviter tout rapport affectif entre le chercheur et son observation : le chercheur doit toujours conserver une attitude neutre face à ses observations. On peut dire que Rhine et ses successeurs se sont ainsi placés dans les pires conditions qui soient. Il est donc parfaitement compréhensible que les effets paranormaux alors mis en œuvre aient pu seulement être identifiés après des calculs statistiques complexes. On ne peut, de même, s’étonner que ces effets aient même diminué jusqu’à être indécelables (" fading "), ou même qu’ils aient été plus mauvais que le hasard strict.

Le paranormal est ignoré, en outre, des sciences parce qu’il est appelé sous d’autres noms, celui d’" intuition " en particulier. Nous avons vu que celle-ci joue un grand rôle dans les sciences. Les découvertes importantes tiennent pratiquement toutes à une méthodologie inductive (intuitive) et non pas déductive, issue d’une démarche rationnelle. A l’image d’Einstein, travaillant des semaines une intuition fugitive, le raisonnement se limite généralement à donner à l’idée une forme qui l’insère dans le cadre général des sciences.

Enfin, la construction même des lois physiques, statistiques, gomme le fait paranormal. En effet, un chercheur s’appuie sur la répétition de ses propres observations, une convergence de résultats. Les résultats " erratiques " sont ignorés. Or, les facultés paranormales, émanation de l’inconscient, interviennent d’une manière incontrôlable, inopinée. Leurs effets sont donc, a priori, ignorés dans une série de chiffres dont on ne retient que la moyenne.

Il est cependant possible qu’un chercheur ait un tel désir d’obtenir un résultat qu’il oriente inconsciemment l’ensemble de ses expérimentations (nous l’avons vu avec Mendel et Pasteur). Ceci est largement reconnu : on exige d’un chercheur qu’il décrive précisément les conditions de son expérience, on peut ainsi, en les répétant, en tester la validité.

 On peut donc dire que les bases de la méthodologie scientifique ont été de définir les lois physiques dans des conditions psychologiques qu’on pourrait appeler "neutres". Sur un plan théorique, on ne sait rien de l’aspect qu’elles pourraient prendre si la pensée intervenait. Ces conditions "actives" sont cependant accessibles sur un plan expérimental classique, comme l’ont montré tous les travaux réalisés dans ce cadre, ceux de Rhine en particulier. Introduire la pensée dans la causalité consistera à examiner ces variations, leur nature et leur étendue.

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Mise-à-jour le 31/04/2005