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Modèle du Mental, sciences dures et psychologiques
 
 

Le modèle du Mental étend l’inconscient des psychanalystes (relativement superficiel) sur le " supra-mental " religieux et permet d’utiliser les hypothèses psychanalytiques. Un simple exemple : les stigmates. Beaucoup ont souligné la parenté avec la dermographie des hystériques (cf. Lhermite, 1952), jusqu’à dire que les stigmatisés étaient hystériques. Il paraît cependant difficile d’interpréter les manifestations d’un esprit qui dépasse la normale (le saint ou le sage) par des conceptions relatives à des sujets aux capacités plus limitées que le sujet normal.

Le Mental propose une vision du monde centrée sur l’observateur, car il situe la référence ultime, la Vérité (Dieu), comme le niveau le plus profond. Une telle conception se retrouve dans la psychanalyse, qui étudie tout au travers du discours du sujet. Les sciences, malgré l’apparence, adoptent ce point de vue. En effet, elles sont dites " universelles " parce qu’elles ne privilégient aucun point de vue particulier, les disant tous équivalents. Mais la description scientifique en elle-même est bien centrée sur l’observateur. Les règles de passage d’un observateur à un autre n’ont rien de facile. C’est ce qu’on appelle la " relativité ", initiée par Descartes et complétée par Einstein, laisse augurer de l’extraordinaire complexité d’une éventuelle description universelle de la " réalité ", si même elle est envisageable.

La vision " centrée " du Mental a un intérêt fondamental, car elle permet l’étude théorique du paranormal. En effet, la simple logique nécessite qu’on ne puisse mettre en relation que des choses qui appartiennent à un même plan. La synchronicité de Jung, si elle permet une description unitaire des phénomènes paranormaux, ne permet aucune analyse sur un plan logique. Le Mental le permet. En effet, le sujet " actif " dans le phénomène paranormal est à même de " décrire " d’une part sa pensée (même s’il ne peut avoir un accès indirect, du fait qu’elle se situe dans l’inconscient) et, d’autre part, de décrire le " résultat ". Celui-ci constitue, pour lui et pour lui seul, une autre " pensée " (comme toute observation, quelle qu’elle soit). De fait, il met en relation deux pensées, et peut énoncer des règles logiques entre elles, leurs similarités par exemple.

Cette observation centrée, que redécouvre la physique moderne (la physique des quanta), est cependant d’un maniement difficile. En effet, elle suppose que tout observateur est en même temps participant. Or, bien des facultés paranormales sont d’obtention difficile. On est alors conduit à les observer de l’extérieur, en en perdant le sens.

Bien des fraudes sont liées à ce paradoxe. L’observateur veut des preuves. Celles-ci sont d’autant plus manifestes que la manifestation est plus extraordinaire, donc plus improbable, difficile à obtenir. La volonté étant antinomique du paranormal, le risque d’échec est alors majeur : la fraude est tentante pour l’" agent " qui ne veut pas se déconsidérer. Ailleurs, les expérimentateurs s’appuient sur la répétition à l’identique de faits, pour constituer une collection statistiquement exploitable. Du fait du " fading ", de tels impératifs constituent les pires conditions qui soient.

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Mise-à-jour le 31/04/2005