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Les facultés paranormales > Les perceptions extra-sensorielles (ESP) >  

  

Lire dans les cartes
(Texte d’Éliane Gauthier)

 
 

Lorsqu’on possède le don de voyance, " lire dans les cartes " revient à se livrer à une traduction simultanée d’un texte difficile. Celui-ci se présente sous la forme de séquences de cartes, de configurations symboliques, mais qui ne sont en rien aléatoires. Bien que cela ne soit plus nouveau pour moi depuis longtemps, je suis toujours fascinée par le retour des mêmes cartes d’une consultation à l’autre. L’information majeure n’est pas démentie ; elle se répète, enrichie de détails nouveaux. Il me reste à tenir compte de ces modifications et à dévoiler tous les sens possibles.

Donner une interprétation personnelle et catégorique revient à s’emparer du pouvoir. Il faut plutôt restituer humblement ce qu’on comprend afin que le consultant l’interprète à la lumière de son expérience et de son passé. Je ne me lasserai pas de le répéter, le " livre d’en haut " n’est pas immuable et écrit depuis toujours, mais son contenu évolue, dépend pour une grande part de notre effort sur nous.

Le consultant doit avoir la liberté de mettre ce qui lui est dit en résonance avec sa propre clairvoyance. Encore faut-il qu’il soit attentif à celle-ci. C’est ce qu’exigeait de lui l’oracle de Delphes : "De quelle façon passerai-je le plus heureusement le reste de ma vie ?" demanda, un jour, le roi Crésus à la Pythie. Elle lui répondit : "C’est en cherchant à te connaître toi même, Crésus, que tu vivras heureux."

Les informations issues des couches profondes en émergent par fragments. C’est souvent après la consultation que ces fragments se recomposent en un tableau cohérent. Alors seulement, la véritable signification se dégage.

La formulation de la "prédiction" doit, avant toute chose, être empreinte de prudence, de pudeur et de délicatesse. Quand on parle aux gens de leur vie et de leurs problèmes, de ce qu’ils ont de plus intime et de plus personnel, on risque toujours de paraître indiscret, brutal, et de les blesser. On ne s’approche de Psyché qu’avec douceur et respect.

Personne ne vient voir une voyante par pure curiosité, désir de se distraire ou de tuer le temps. Derrière cette démarche, il y a une interrogation et, souvent, une angoisse, une souffrance. La voyante peut dire des choses délicates, peu agréables à entendre, mais à condition de prendre des ménagements, de ne pas faire violence et, surtout, de ne rien présenter comme inéluctable. Car la fatalité n’existe pas.

Il peut y avoir divers niveaux de lecture du message : un voyant ne verra que le blocage, un autre ira au-delà, l’un verra le malheur à venir et l’autre le malheur conjuré. Chaque voyant, selon sa personnalité, ses centres d’intérêt, son passé, interprète de façon différente les indications qu’il recueille. C’est tout le problème : là se situe le danger le plus redoutable qui soit : la prise de pouvoir par le voyant qui dispose de l’avenir du consultant.

En réalité, c’est le consultant qui porte en lui la réponse à la question qu’il pose. Le voyant ne fait que lui permettre de la rencontrer et de la reconnaître pour sienne. Mais c’est le voyant qui la formule en mots, en "prédictions". Ce problème de la mise en forme est capital. Les mots que j’emploie, s’ils donnent à l’avenir une forme trop arrêtée, rigoureuse, contraignante, vont emprisonner ou "braquer" le consultant. Seule la prédiction formulée de façon nuancée, comme séquence d’événements possibles mais non inéluctable, laisse subsister la liberté et permet d’engendrer un avenir.

La voyance atteint à une dimension hors de l’espace et du temps. Le consultant qui y pénètre avec le voyant prend de la hauteur à l’endroit de ses problèmes et de sa souffrance. Il voit qu’elle peut être féconde, porteuse de sa transformation. Il s’en libère tandis qu’ elle s’exprime symboliquement devant lui sous la forme de petits cartons colorés. Il s’élève, en quelque sorte, dans les "paix des cieux" pour gagner la "bataille humaine", comme dit la Jeanne d’Arc de Péguy. Il brise le carcan de l’espace-temps qui nous emprisonne, la causalité linéaire du monde de la matière. Qu’il croie ou non en Dieu, il se hausse vers un monde supérieur.

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Mise-à-jour le 31/04/2005