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La lévitation
 
 

On appelle " lévitation " le fait qu'un sujet échappe momentanément aux lois de la pesanteur, jusqu'à s'élever parfois fort haut. C'est une des manifestations paranormales les plus spectaculaires. Sa réalité semblerait peu discutable. Elle est décrite dès les temps les plus anciens, dans toutes les religions. D'innombrables témoignages ont été recueillis dans les procès de canonisation. Bouflet [1992, chap. 1] relate sa fréquence chez les mystiques, même récents. Il avance le chiffre de 10 % (21 cas) sur les deux cents personnes mortes au xixe et au xxe siècle qui ont été béatifiées ou canonisées (p. 31). Il note (p. 41), à propos de Marie d'Agreda (1602-1665) :
" Le corps était privé de l'usage des sens comme s'il eût été mort. [...] Il était un peu élevé de terre et aussi léger que s'il n'eût aucun poids naturel, de sorte que par un seul souffle on le remuait, même d'assez loin, comme une plume légère. " Ailleurs (p. 47), il parle des visionnaires de Garabandal (près de Santander, en Espagne, entre 1961 et 1965) : " Entre elles, elles se soulèvent avec une très grande facilité ; mais deux hommes vigoureux arrivent à peine à en remuer une. "

Le plus connu des saints "lévitants" est sans conteste saint Joseph de Cupertino (1603-1663). Prosper Lambertini (Benoît xiv), (pape sous le nom de Benoît XIV), Promotor Fidei (l'Avocat du Diable) lors du procès de béatification, écrit : " Des témoins oculaires, d'une honnêteté indiscutable, portèrent témoignage des fameuses élévations au-dessus du sol..." Elles ont été observées plus d'une centaine de fois, et ce par des témoins aussi importants que sceptiques :
" Quand, en 1645, l'ambassadeur d'Espagne auprès de la cour papale, le grand amiral de Castille, traversa la ville d'Assise, il vint saluer Joseph de Cupertino dans sa cellule. [...] Son épouse exprima le désir de jouir du même privilège. [...] A cela il [Joseph] répondit : "J'obéirai, mais je ne sais si je pourrais lui parler." En réalité, dès qu'il pénétra dans l'église, son regard se posa sur une statue de Mère Immaculée qui se dressait sur l'autel : il s'éleva à l'instant d'une douzaine de pieds au-dessus de la tête des personnes présentes jusqu'au pied de la statue. Après avoir rendu hommage pendant un moment, il poussa son cri accoutumé, vola en arrière et retourna tout droit à sa cellule, laissant l'amiral, sa femme et la brillante suite qui les accompagnait muets d'étonnement. " (Thurston, p. 26 et suiv.)

L'extase se révèle par le cri, qui jalonne souvent chez lui ces épisodes. La lévitation cesse sitôt que la transe se termine, comme souvent :
" S'étant élevé, il se posa sur une haute branche d'arbre qui ne plia pas. Mais quand l'extase prit fin, elle menaça de se rompre, et Joseph étant incapable de redescendre, il fallut utiliser une échelle pour le sortir de ce mauvais pas. " [Guitton et Antier, 1994, p. 178]

Au décours de la transe, dès lors que la conscience réapparaît, le phénomène cesse, définitivement. Ce n'est cependant pas le cas de tous les saints. Sainte Sainte Thérèse d'Avila, autre " lévitante " bien connue, dit ainsi :

" Mon âme était enlevée et même ordinairement ma tête suivait ce transport sans qu'il y eût moyen de la retenir : quelquefois même le corps tout entier était emporté, lui aussi, et ne touchait plus terre. [...] Lorsque je voulais résister au ravissement, il me semblait que des forces si puissantes que je ne sais à quoi les comparer me soulevaient par les pieds. [...] J'avoue même que, dans les débuts, j'étais saisie d'une frayeur très vive en voyant mon corps ainsi élevé de terre." [1985, p. 195-196]

Parmi les laïcs, le médium Dunglas-Home est sans doute le plus connu des lévitants. Il faut cependant remarquer, comme le souligne Thurston (p. 11), que la plupart de ses démonstrations étaient réalisées dans un demi-jour, propre à la supercherie...

On la rencontre également chez chez les "possédés" par le Diable. Voici deux cas : le premier, en 1907, se situe au Natal (Afrique du Sud), relaté par le chanoine François Gaquère, à propos d'une jeune possédée de dix-sept ans, Claire-Germaine Cèle :

" Le suprême exorcisme fut fait par l'évêque en personne, Mgr Henri Delalle, oblat de Marie Immaculée, originaire d'Apremont, près de Metz, en Lorraine. Au cours de la cérémonie, il se produisit un épisode qu'on aurait de la peine à croire s'il n'avait pas eu de nombreux témoins. Après deux heures et demie de prières, tout à coup la possédée s'envola à deux mètres de hauteur, et de là, elle s'écria à l'évêque stupéfait : "Eh bien, l'évêque, qu'as-tu à me regarder tout ébahi ? Imite-moi donc !" " Planson [1978, p. 230]

Le second cas s'est produit en Italie, le 21 mai 1920 à 14 heures et comporte une part de glossolalie :

"Il s'agit encore d'une malheureuse jeune femme livrée à ce véritable supplice moral qu'est l'exorcisme, pratiqué cette fois par le père Pier Paulo, en accord avec l'évêque Mgr Pellizari, du couvent de Santa Maria de Campagna, près de Florence : "Soudain retentissent, en latin, les premières paroles de l'exorcisme (prononcées par la possédée) Exorcizo te, immundissime spiritu, omne phantasma, omnis legio... A ces mots, la possédée, saisissant de ses deux mains les pointes de ses pieds, s'enleva du sol."" (Planson, ibid.)

L’inverse de la lévitation (augmentation anormale du poids) est souvent appelée " hyper-gravitation ".


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Mise-à-jour le 31/04/2005