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Intuition et voyance
 
 

On nomme " intuition " la connaissance directe et immédiate, sans le recours à un raisonnement. Or, ce sont souvent d'authentiques "clichés de voyance".

Certains disent que la voyance n’existe pas, sinon elle contribuerait à l’évolution des sciences, en révélant leur devenir. On peut retourner cet argument : qu’est-ce qu’un grand savant, si ce n’est un grand intuitif ? Einstein disait qu’il mettait parfois des mois à formuler d’une manière scientifique une intuition qui pouvait ne durer qu’une fraction de seconde (Kouznetsov, 1967). Bohr dit avoir découvert le modèle atomique lors d’un rêve, alors qu’il cherchait en vain depuis des mois. On raconte la même chose de Kékulé, celui qui a découvert la structure spatiale du benzène. De grands découvreurs donnent cependant tellement de poids à leurs " clichés " qu’ils en perdent apparemment le souci de scientificité. Des statisticiens américains ont ainsi calculé que Mendel aurait menti : ses expériences sur les petits pois n’ont jamais pu être aussi parfaites qu’il le prétend (Broad, Wade, 1987, p. 37-39). On a récemment découvert qu’il en était de même pour Pasteur : celui-ci a omis de prendre en compte dans ses publications les résultats en faveur de la génération spontanée, pourtant consignés dans ses carnets de laboratoire ! Il faut dire, à la défense de tous ces " voyants ", que le cliché offre le résultat mais jamais le raisonnement :

A l’instar d’Einstein, l’intuition du résultat doit être amenée logiquement, et cela seul le travail peut le réaliser. La voyance ne porte jamais sur un raisonnement, une démarche rationnelle. Si elle donne des informations d’allure conceptuelle (des chiffres par exemple), c’est qu’elle s’appuie sur l’émotion. Belline (1975) pouvait ainsi faire des prédictions chiffrées parce qu’elles correspondaient à des émotions fortes, des gains financiers importants par exemple…

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Mise-à-jour le 31/04/2005