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Les facultés paranormales > Les perceptions extra-sensorielles (ESP) > Les visions, les appartitions, les fantômes >  

  

Fantôme ? Une expérience troublante
 
 

Je reçois un jour un homme, qui se présente incapable de parler, très angoissé. La famille ne comprend pas. Il venait d’arrêter une psychothérapie, qui semblait bien se dérouler. Je décide de l’hospitaliser pour lui donner un antidépresseur en perfusion. L'état du patient s'améliore, mais trop lentement à mon goût. Il semble extrêmement réticent. Je découvre peu à peu l'existence d'un secret que le patient voudrait partager. Il me raconte son enfance, très misérable, marquée par la déchéance de son père. Les derniers mois de sa vie furent pénibles : le père gémissait sans arrêt, même la nuit. On avait confié à mon patient la charge de s'en occuper. Ce n'est qu'après bien des entretiens qu'il me raconte l'épisode qui suit :

Une nuit, il est réveillé par des cris d'horreur, il trouve son père dans un état de panique, les yeux rivés sur la fenêtre. Les volets ne sont pas fermés ; dehors, un visage affreux, grimaçant, de taille beaucoup plus grande que nature, sans consistance matérielle, mais plus dense qu'une simple vapeur. Ce phénomène a duré, selon le patient, plusieurs minutes. Le lendemain, son père lui demande : "Tu as vu, toi aussi ?" Le fils nie en bloc... L'évocation de cette scène, trente ans après, le plonge dans l’effroi.

Ce récit serait probablement resté enfoui si une collègue de travail n'avait exercé sur lui un harcèlement sexuel pressant et durable. Très rigoureux sur le plan moral, il s'est déprimé. Voyant cela, il engage une psychothérapie qui lui fait brutalement revenir à la mémoire cet épisode. Entendant cela, le thérapeute semble avoir perdu pied. Il alterne, rapidement et sans le justifier auprès du patient, divers traitements sédatifs, neuroleptiques et antidépresseurs. Il pensait probablement avoir, par erreur, déclenché des hallucinations graves. Cette attitude désarçonne le patient, qui vient alors me consulter pour une hospitalisation.

Je prends alors le parti de dire au patient que de telles choses ont été décrites dans des ouvrages (qu'il ne lira pas). Rassuré sur son expérience, il révèle tout à sa femme, qui ne savait rien. Celle-ci s'affole, m’appelle. Je lui dis ce que j’ai dit à son mari. Ne me croyant qu’à moitié, elle téléphone au frère, puis à la sœur de son mari, qui confirment les faits. Désemparée, la femme s'adresse à moi... Je la rassure comme je l’avais fait avec son mari, et tout rentre dans l’ordre.

Une telle histoire montre qu’un thérapeute n’a pas besoin d’attester la vérité d’une expérience, mais seulement de permettre à la personne de ne pas se sentir " folle ". Les références à des livres, même non lus, semblent avoir suffi…


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Mise-à-jour le 31/04/2005