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Les doubles animaux ou "garous"
 
 

Gravure de loups

 Le double-animal est un des sujets qui a le plus passionné l'homme, probablement depuis ses origines. Le plus connu est certainement le "loup-garou" qui est un pléonasme, car le terme de garou (de warou, issu du francique wari-wulf) signifie déjà homme-loup.

Garous Cranach

Certain récits laisseraient entendre que le loup-garou est un homme devenu loup, comme le laisserait entendre la gravure de Cranach ci-contre. Il s'agit d'une pure légende, car le corps physiques ne saurait se transformer. Cette "transformation" n'affecte que le double.

Il ne faut pas non plus confondre la lycanthropie (ce qui concerne les loups-garous) avec l'hirsutisme, une affection consistant en un accroissement anormal du système pileux, comme l'illustre ce tableau ancien.

 Le loup-garou n'est pas non plus un

être qui s'habille simplement d'une peau de bête. Lors de procès de sorcellerie, certains accusés auraient dit qu'ayant vêtu cette peau, ils n'ont pu la retirer. Ceci évoquerait plutôt une affection psychiatrique...

Revenons au loup-garou. Il s'agit donc d'une variété de "dédoublement" tel que nous l'avons vu dans les pages précédentes. Il concerne le "corps de rêve" et lui seul et possède donc ses caractères. Nous ne pouvons donc en représenter aucune photographie.

À côté du loup, on trouve dans les témoignages les formes animales les plus diverses : mammifères (souris, chiens, renards), oiseaux (aigle, corbeau) et même insectes. Depuis les temps les plus anciens. On connaît de tels récits dans toutes les civilisations. Castaneda dit en avoir rencontré un, au Mexique [1972, p. 12] :

  • "Je roulais de nuit en compagnie de deux amis indiens lorsqu'un animal, qui me parut être un chien, traversa la route. L'un de mes compagnons fit observer qu'il ne s'agissait pas d'un chien mais d'un coyote géant. Je ralentis et arrêtai la voiture le long de la chaussée pour observer la bête. Pendant quelques secondes elle demeura dans le faisceau des phares puis s'enfuit. Sans aucun doute nous avions affaire à un coyote, mais deux fois la taille commune. Très excités, mes amis convinrent de l'aspect inusité de l'animal et l'un d'eux avança que cela pourrait être un diablero [c'est-à-dire un sorcier]." :
  • Avons nous des témoignages de sujets "dédoublés" ? Laissons de côté ceux des procès de sorcellerie, peu crédibles dans l'ensemble, pour examiner ce qu'en dit Castaneda, dans le même ouvrage, il raconte (p. 227) :

  • "Je me souvenais d'avoir "ouvert mes ailes et volé". Je me sentais solitaire, isolé dans ce vol à travers l'espace, me dirigeant avec peine droit devant moi. L'impression se rapprochait davantage de la marche que du vol. Mon corps s'épuisait. Aucune sensation de liberté dans ce vol, non plus que d'exubérance. [...] Trois oiseaux argentés [...] émettaient une lumière métallique brillante comme celle de l'acier inoxydable, mais plus intense, agitée et vivante. J'aimais ces oiseaux et nous nous mîmes à voler de concert."
  • Castaneda s'est interrogé sur la réalité de cette expérience. Il posa la question "des dizaines de fois" à Don Juan, son Maître indien : "Je voulais savoir si je m'étais physiquement transformé en corneille ou si j'avais simplement pensé et senti comme cet animal. Il m'expliqua qu'un déplacement du point d'assemblage vers la région du bas aboutit toujours à une transformation totale..."

    Comment reconnaître un "garou" ? Des erreurs révèlent les lacunes de l'imagination du sujet dédoublé. En Haïti, Claude Planson [1974, p. 239] dit avoir rencontré une vache-garou :

  • "La route était si difficile qu'il n'était pas question d'aller autrement qu'au pas. Je faillis pourtant, à un tournant, percuter une vache qui se tenait couchée au milieu du chemin. Eclats de phare, coups d'avertisseur, rien n'y fit. Elle était là, comme un bloc de pierre noire, nous regardant de ses gros yeux vides. Je voulus sortir pour la chasser. Mathilda [ma femme] me retint par le bras et me dit sèchement : "Assez de bêtises ! Reste où tu es ! Tu ne comprends donc pas que tu n'as pas affaire à une vache, qu'il s'agit d'un être humain métamorphosé !" [...] Il faut avouer que j'étais à bout de nerfs. Je la repoussai brutalement et j'ouvris la portière. J'entendis alors un rire strident, un rire de folle qui se répercuta au loin, tandis que la vache disparaissait, happée par la nuit."
  • Bien des récits disent qu'il persiste des relations fines entre le double animal et le sujet. Toute blessure infligée au double, légère ou grave, se répercute sur le sujet lui-même. Voici un cas, issu de Jean Boguet et reproduit par Jules Michelet dans La sorcière :

  • "Un chasseur avait été envoyé par un gentilhomme quérir du gibier. A l'entrée d'un bois, il est attaqué par une grande louve. De son coutelas, il lui coupe la patte, et la met dans sa gibecière. Dégoûté de la chasse ce jour-là, il retourne au château, et raconte au gentilhomme son aventure. Comme preuve il fouille sa gibecière [...] et en tire [...] une main de femme, fine et blanche, portant une bague armoriée ! Le gentilhomme la reconnaît comme appartenant à sa femme. Il appelle celle-ci, qui apparaît cachée dans son manteau. Le mari écarte le manteau, et découvre la main coupée. [...] Impitoyable, il dénonce sa femme. Elle fut brûlée à Riom." [1966, note p. 147]
  • La fréquence d'une telle remarque doit nous interroger. Castaneda [1972, p. 14] rapporte, de même, son dialogue avec une femme mexicaine, Dona Luz :

  • "- Je connaissais une femme, me répondit-elle. On l'a tuée. J'étais petite fille. Cette femme, disait-on, se transformait en chienne. Une nuit une chienne est entrée dans la maison d'un homme blanc pour y voler du fromage. D'un coup de fusil, l'homme l'a abattue, et précisément au moment où la chienne expirait dans la maison de l'homme blanc, la femme mourait dans sa cabane. Sa famille s'est réunie et a décidé d'aller trouver l'homme blanc pour lui demander de l'argent. L'homme blanc a payé beaucoup pour l'avoir tuée.
    - Comment ont-ils pu lui demander de l'argent alors qu'il n'avait tiré que sur une chienne ?
    - Ils ont dit que l'homme savait très bien qu'il ne s'agissait pas d'une chienne parce qu'il n'était pas seul et comme les autres il avait bien vu la chienne dressée sur ses pattes de derrière - comme un homme - pour attraper le fromage placé sur un plateau pendu au plafond..."
  • Il est difficile d'accepter l'idée d'un double animal. Il est peu d'expériences contrôlées à ce propos.

    N.B. Toutes les images de cette page sont tirées du très intéressant ouvrage de Geneviève Carbone "La peur du loup", dans la collection "Gallimard Découvertes", qui resitue parfaitement l'histoire du loup-garou dans son contexte.


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    Mise-à-jour le 31/04/2005