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Le dédoublement dans les cultures chamaniques
 
 

Comme Éliade (1968) le rappelle, les chamans sont choisis parmi les enfants sujets à ces pertes de conscience. Cela est noté par tous ceux qui côtoient ces populations. Saint-Clair (1973, p. 22) note ainsi, chez les Indiens d’Amazonie : " Le jeune qui montre des dispositions pour tomber facilement en transe et qui parle avec les esprits est formé par le sorcier-guérisseur pour lui succéder… ". Le futur chaman (sorcier) doit posséder deux " qualités " que nous considérerions habituellement comme signes de maladie : enfants susceptibles de faire des syncopes, des lipothymies (évanouissements), ou même des crises d’épilepsie, ou encore des enfants que nous qualifierions d’" hystériques " ou de " nerveux " (sujets au " spasme du sanglot " par exemple). Le fait de pouvoir parler aux esprits évoque également pour le médecin l’enfant à tendances mystiques, ou sujet aux visions (hallucinations), voire confinant à la psychose.

Ces crises ne sont cependant pas toutes d’origine naturelle. Les sorciers et chamans utilisent largement la pharmacopée à leur disposition. On en retrouve des exemples dans tous les textes anciens, en Occident comme ailleurs. Celui de Jean de Nynauld, daté de 1615 (cf. 1990, p. 79), par exemple, mentionne de nombreuses substances, parmi lesquelles des plantes toxiques (comme la ciguë), probablement utilisées parce qu’elles amènent un état proche de la mort, et d’autres qui suscitent les visions (l’opium). Cette liste, inspirée par Jean Wier (III, 17) et par les auteurs antiques (Agrippa, Pline, etc.), reflète la complexité du dédoublement sur le plan théorique : imagination ou vision paranormale de la réalité. La Datura est à ce titre très éloquente. Cette plante commune, couramment citée pour le dédoublement, est très toxique et hallucinogène. De plus, l’odeur épouvantable de sa décoction, la faisant appeler " bouillon du Diable ", a largement servi la diabolisation du dédoublement. Dans les cultures chamaniques, sont utilisées des plantes locales dont les caractères, et même le nom, nous sont très largement inconnus. Castaneda (1972), observant les sorciers mexicains, parle, entre autre, des cactus contenant de la mescaline (Agave americana) ou le peyotl (Lophophora williamsi), bien connus comme hallucinogènes.


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Mise-à-jour le 31/04/2005