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Glossaire
 
 

* Autisme : forme particulièrement grave de psychose, qui se caractérise par un début extrêmement précoce (premiers mois ou premières années de la vie). On a souvent décrit chez eux des facultés paranormales particulièrement évidentes (poltergeists, voyance, calculateurs prodiges). Malheureusement, l’instabilité et le déséquilibre de leur personnalité n’en font généralement pas des sujets intéressants pour l’étude du paranormal.

* Barrière conscient-inconscient : dans notre expérience quotidienne, nous n’avons pas, en principe, accès au contenu de notre inconscient (en dehors des rêves, des lapsus… ou d’autres circonstances, rares). Les psychanalystes expliquent cela par l’existence d’une sorte de " barrière " qui empêcherait le contenu de l’inconscient d’envahir le conscient. Cette barrière se serait lentement édifiée au cours de l’enfance. Il faut savoir que l’inconscient est " rempli " de phantasmes, souvent brutaux et menaçants. Les maladies mentales révéleraient des anomalies de cette " barrière ". Elle serait inexistante dans les psychoses (la " folie ") et la névrose hystérique, exagérée (mais fragile) dans les névroses phobiques et obsessionnelles.

* Camus (Dominique) : ethnologue breton (de Rennes), qui a consacré à la "sorcellerie des campagne" de nombreux ouvrages. Il montre combien celle-ci est vivace, même si elle est cachée, refusant toute publicité, se fermant à l'habitant des villes, incapable d'en comprendre les secrets.

* Castaneda (Carlos) : ethnoloque américain, connu pour avoir présenté une Thèse à l'UCLA sur les plantes hallucinogènes au Mexique. Il aurait suivi l'enseignement d'un sorcier Yaqui, nommé Don Juan, qui lui aurait transmis des secrets millénaires. Il les relate dans de nombreux ouvrages qui ont eu un succès dans le monde entier.

* Causalité (relation de cause-à-effet) : les sciences dans leur ensemble se sont appuyées sur l’idée qu’un fait (appelé " effet ") était toujours lié à un autre (appelé " cause ") qui l’a précédé dans le temps. Ceci ne veut pas dire que la cause ait toujours été reconnue, identifiée, mais on suppose qu’un jour, prochain ou lointain, on la découvrira. Cette cause doit, selon l’usage, être découverte dans le même " registre " que l’effet : on ne peut expliquer un fait matériel que par un autre. Toute la difficulté se situe alors dans l’articulation entre la matière et la pensée, problème posé par Descartes (" dualisme ") et jamais encore élucidé. La causalité s’oppose à ladite " finalité ". Le paranormal a ceci de particulier que le lien entre la " cause " (pensée) et l’effet (matériel ou non) n’obéissent pas aux règles habituelles (voir à " synchronicité "). Dans le mot " relation de cause-à-effet ", il y a le terme de " relation ", ce qui laisse entendre qu’il existe un " lien " entre la cause et l’effet. Or, ce lien n’a jamais été mis en évidence. Plus on approfondit la connaissance de la matière, plus on trouve de phénomènes, mais aucun n’apparaît encore comme " élémentaire ", indivisible. Ainsi, il existe entre les faits, une relation " statistique " : si je lâche une boule sans lui imprimer de mouvement, elle a toutes les chances de tomber vers le bas. Mais elle peut aussi aller vers le haut. C’est très rare, mais cela a été observé. En France, Jean-Pierre Girard, par exemple, en a fait la démonstration avec différents objets : on appelle ce phénomène " lévitation ".
Il importe donc de considérer la " relation de cause-à-effet " comme une description des faits, la plus probable qui puisse être, mais non comme un absolu, une nécessité exclusive, encore moins comme une explication.
Ainsi, on ne saurait demander la " cause " des phénomènes paranormaux, puisque la " cause " des phénomènes normaux n’est pas encore élucidée (pour plus d’information cliquer ici).

* Cause (des saints) : procès destiné à définir sur la personne est susceptible d’être béatifiée ou canonisée. A récemment été supprimé pour accélérer la procédure. Il est toujours nécessaire que la personne ait suscité au moins un miracle pour être béatifié.

* Difficultés psychiques : on parle souvent de " dépression " pour désigner l’ensemble des difficultés psychiques. Or, pour le psychiatre, la dépression est caractérisée par une association (à des degrés divers) de tristesse, d’angoisse, d’inhibition et de douleur morale. À notre époque, beaucoup de gens souffrent psychologiquement. Les causes en sont multiples : éclatement de la famille, exode rural, perte des cadres sociaux... auxquels il faut ajouter une désillusion devant les sciences. Celles-ci ont apporté un bien-être matériel, mais pas de solution aux principaux problèmes de la vie quotidienne. De plus, ces sciences, dans leur recherche d’une crédibilité, rejettent une bonne part de l’expérience de tous les jours, dès lors qu’on ne peut pas intégralement l’expliquer. La part du " normal " se restreint ; des phénomènes d’une certaine banalité apparaissent ainsi paranormaux, alors qu’ils ne le sont en rien. (voir aussi " folie ")

* Einstein (Albert) : Physicien américain d'origine allemande (Ulm 1879 - Princeton 1955), dont l' œuvre a radicalement marqué la physique et la pensée scientifique du XXe siècle. Il est à l'origine des théories de la Relativité restreinte qui étend le principe galiléen de relativité aux phénomènes électromagnétiques. Il généralise la théorie de la relativité restreinte en y intégrant les phénomènes liés à la gravitation (Relativité générale).

* Enfant : le paranormal apparaît comme une émanation de l’inconscient. L’enfant vit beaucoup plus avec ses intuitions que l’adulte. Chez lui, la barrière conscient-inconscient est plus faible, voire inexistante. De ce fait, on ne s’étonne pas de voir des facultés exister chez l’enfant et disparaître à mesure que l’âge avance. Certaines s’éteignent dès trois-quatre ans, d’autres plus tard. À l’inverse, les poltergeists sont réputés liés à des adolescents (souvent des filles). Par ailleurs la " pensée magique " est à la base de la pensée de l’enfant.

* Expérimentations : Depuis Rhine, dans les années 30, de nombreux scientifiques ont étudié le paranormal à l’aide des méthodes scientifiques habituelles. Certes, ces conditions semblent loin d’être les meilleures. Rhine, par exemple, constatait un rapide " fading " (diminution) des facultés de ses sujets ou même des résultats plus " mauvais " que le hasard. Mais ces expérimentations ont eu le mérite de " prouver " l’existence de liens entre la pensée et la matière.

* Favret-Saada (Jeanne) : ethnologue française d'origine tunisienne, maître de recherche au CNRS, est principalement connue pour son excellent livre "Les mots, la mort, les sorts", décrivant par le menu sa recherche sur la sorcellerie dans le Bocage de l'Ouest. Elle montre, avec une grande finesse d'observation, le mécanisme de la sorcellerie, associant par des liens subtils et combien pervers l'ensorceleur, la victime et son voisinage et le désensorceleur.

* Finalité : conception selon laquelle un fait peut être expliqué par un autre qui lui fait suite dans le temps (à l’inverse de la causalité ou l’explication, dite " cause " doit toujours l’avoir précédé). Dans les sciences de la matière, la finalité n’a, en principe, aucune valeur explicative. Par contre, on ne saurait rendre compte du comportement de l’homme (et probablement des êtres vivants dans leur ensemble, au moins à partir d’un certain moment de l’Évolution) sans faire appel à la finalité : l’effort de l’étudiant n’est pas explicable par l’achat de livres (par exemple), mais par l’obtention d’un diplôme (futur), celui de l’employé par l’arrivée d’un salaire à la fin du mois (entre autres choses), etc.

* Folie : les troubles mentaux (graves) sont de nature diverses. Ceux que voient habituellement le psychiatre sont de deux ordres : névroses et psychoses. D’autres troubles ne donnent pas lieu à consultation. C’est la justice qui y est confrontée, au travers des actes délictueux : personnalités perverses et les sociopathies… dont la demande de soin est rare ou inexistante. Le paranormal est souvent associé à " folie ", car, pour des raisons qui ne doivent rien au hasard (voir aussi " barrière conscient-inconscient ").

* Fraude : le paranormal, probablement plus que tout autre domaine d’observation, est le lieu de prédilection de la fraude et de l’illusion. La demande du public va de pair avec la difficulté d’obtention des phénomènes. Même les plus chevronnés des " sujets psi ", devant la demande de reproduire à l’envi leurs facultés, se sont laissés aller à la fraude. Ce qui ajoute à la valeur de l’observation personnelle (" observateur participant ") qui, seule, permet une réelle compréhension du paranormal. (voir " le modèle du Mental ")

* Freud : médecin autrichien (1858-1939), fondateur de la psychanalyse. Il est un des premiers à avoir compris que l’inconscient avait un fonctionnement continu. Il a énoncé les règles de base de son fonctionnement. Même s’il n’admettait que la télépathie, les règles qu’il a découvertes sont fondamentales à connaître pour comprendre le paranormal (voir en bibliographie les ouvrages de Laborde-Nottale, Si Ahmed et de Ph. Wallon). Il a par contre souvent dit que notre inconscient façonnait notre environnement. S'il pensait aux attitudes positives ou négatives, proches du conscient, on peut étendre cette idée à notre inconscient profond et à son action sur la réalité.

* Hallucination : pour le psychiatre, c’est une " perception sans objet ". Elle est caractéristique de la psychose hallucinatoire, dont elle est le symptôme central. Mais elle existe aussi chez le sujet normal : la fatigue, le manque de sommeil, les toxiques (LSD, hachisch, alcool) peuvent les provoquer. Elle est aussi normale (mais parfois surprenante) dans la période transitoire entre veille et sommeil (" image hypnagogique "). Certaines hallucinations sont aussi le fait de circonstances exceptionnelles : accident, chute dans le vide… (cliquer ici pour un exemple)

* Inconscient : dans le langage banal, on appelle ainsi ce qui n’est pas conscient. Mais on sait que ce qui n’est pas conscient à un moment donné peut l’être à l’instant suivant. Freud a ainsi distingué le " subconscient ", dont le contenu peut devenir facilement conscient, de l’" inconscient ", habituellement inaccessible. Il a expliqué cette impossibilité par le refoulement, une force que nous mettions en place parce que nous ne pouvions supporter de voir apparaître en nous telle image, telle pensée… Même si cette idée n’est pas rejetée à l’heure actuelle, on considère, avec Jung et ses successeurs, que le contenu de l’inconscient ne se résume pas au " refoulé ". Certaines pensées sont inconscientes par nature (comme celles qui ont trait à notre fonctionnement biologique interne), certaines perceptions sont inconscientes parce qu’elles sont de taille trop petite ou qu’elles sont trop brèves (elles sont dites " sub-liminales "). Les orientaux, avec le modèle du Mental (ou du Moi) vont plus loin. Le conscient ne serait que le niveau le plus superficiel de notre " activité psychique ", dont le plus profond serait le Plan divin.

"Inconscient collectif" : Jung explique certains phénomènes paranormaux (télépathie, voyance) par le fait que les couches profondes de notre inconscient ne nous seraient pas "personnelles". Nous aurions accès à ce niveau à l'inconscient d'autrui.

"Inconscient culturel" : Jung constate que souvent les rêves ne sont interprétables que si on connaît les mythes. Il constate même que certains patients semblent avoir directement accès à des mythes complètement étrangers à leur culture d'origine. Il postule que l'inconscient serait susceptible de contenir, sous la forme d'archétypes, les grand mythes de l'humanité.

* Jung (Carl-Gustav) : psychiatre suisse (1875-1961), il a développé les hypothèses de Freud sur l’inconscient. Il a énoncé, en particulier, l’idée que notre inconscient ne nous était pas personnel. Nous pouvions le partager avec d’autres (Inconscient collectif). Dans certains cas, nous pouvons même avoir directement accès à des notions anciennes ou étrangères à notre culture (Inconscient culturel). (Œuvres de Jung sur le paranormal)

* Lazareff (Sonia) : nièce de Pierre, l'ex-directeur de France-Soir, à Abidjan, elle se fait initier à la magie et la sorcellerie à la sorcellerie et la Magie africaine. Elle pratique durant de nombreuses années. Dans son ouvrage "La sorcière blanche", elle nous montre quels sont les effets, et surtout les aléas, d'une telle pratique. Elle est actuellement à Paris, où elle travaille comme médium.

* Mental (ou Moi) : théorie orientale qui postule l’existence, au sein de notre activité psychique de sept niveaux (ou plans), dont le plus superficiel est notre conscient et le plus profond le plan Divin. Cette théorie constituerait un modèle intéressant pour expliquer le paranormal (pour plus de détails, cliquez ici).

* Marche sur le feu : faculté plus fréquente qu’on ne le croit, on trouve souvent des stages proposant de telles marches. Antony Robbins, en particulier dit que dès le premier soir d’un stage de trois jours 95 % des participants acceptent de marcher avec lui et le réussissent. Il est évident que cette faculté ne s’acquiert pas pour autant. Elle est directement liée à une " relation affective " forte avec le "meneur de jeu".

* Miracle : d’une façon générale, on appelle " miracle " un phénomène inexpliqué qui se situe dans un cadre religieux, souvent en relation avec un lieu (saint) ou un personnage d’une haute spiritualité. Pour les guérisons miraculeuses, un certain nombre de critères ont été énoncés (Lourdes) comme étant (1) La maladie décrite par le (ou les) certificat(s) existait-elle avec certitude au moment du pèlerinage ? (2) La maladie a-t-elle été brusquement arrêtée alors qu'il n'y avait pas de tendance vers l'amélioration ? (3) Y a-t-il guérison ? A-t-elle eu lieu sans l'emploi de médicaments ? (4) Y a-t-il lieu de surseoir à conclusion ? (5) Une explication médicale de cette guérison est-elle susceptible d'être donnée ? (6) Échappe-t-elle aux lois naturelles ?

* Modèle : on appelle " modèle " une représentation simplifié de la réalité, dans le but de pouvoir l’analyser. On vérifie alors, expérimentalement, les déductions élaborées sur le modèle, pour en tester la validité.

* Naïf (simple d’esprit) : le " naïf ", paradoxalement, tient une des premières places dans le paranormal, tant l’intelligence et les facultés conscientes semblent antinomiques avec ses manifestations. Le Christ ne disait-il pas dans son Sermon sur la montagne : " Heureux les pauvres en esprit, car ils verront Dieu " ? On a tenté de traduire de multiples manières cette phrase, tant elle choquait. Or, il n’est qu’à regarder nombre de disciplines spirituelles, en particulier le zen, qui cherche à retrouver la simplicité de l’enfance. " Naïveté " ne doit pas être confondu avec " crédulité ", le fait de croire n’importe quoi sans analyse. L’étude du paranormal a trop souffert d’une telle attitude.

* Névrose : maladie psychologique caractérisée par un conflit intérieur. Le névrose reconnaît la nature pathologique de son trouble, mais il ne peut pour autant le faire disparaître. Freud a été l’un de ceux qui ont le plus aidé à en comprendre le mécanisme. Parmi les névroses, les plus connues sont les " névrose d’angoisse ", les " névroses phobiques ", les " névroses obsessionnelles " et les " névroses hystériques ". On décrit maintenant différentes formes de transition avec les psychoses. Les névroses hystériques, chez qui la barrière conscient-inconscient est faible, sont ceux qui présentent le plus de facultés paranormales. À l’inverse, les névroses phobiques et obsessionnelles, chez qui cette barrière est trop " forte " ignorent jusqu’à la possibilité de tels phénomènes.

* Normal : caractère de ce qui est " dans la norme ". Le mérite de ce mot est qu’il se réfère clairement à une construction artificielle et provisoire, contingente à l’époque. De ce fait, des facultés comme la télépathie ou la voyance sont, suivant l’observateur, normales ou paranormales (voir explication, normal, paranormal).

* Objectif, subjectif : on appelle " objectif " ce qui se réfère à un " objet " par opposition au " subjectif " qui concerne le " sujet ". Les sciences de la matière et de la vie ont toujours veillé à être " objectives ", c’est-à-dire à maintenir l’observateur en dehors de l’observation. Elles pensaient pouvoir donner du monde qui nous entoure une représentation " universelle ", une réalité indépendante de l’observateur. Or, la " relativité " montre bien la vanité d’une telle entreprise, la physique des quanta probablement davantage encore. Ledit paranormal ne peut cependant être totalement défini que de manière subjective. Voir à ce sujet " le modèle du Mental ".

* Paranormal : Ce mot, d’origine anglo-saxonne, qui signifie étymologiquement " à côté du normal " (du grec " para " = " auprès de ") et désigne un certain nombre de phénomènes (qs) n’appartenant pas à la " norme " habituelle de nos sciences, principalement les sciences dites " dures ". Cette norme est récente (au XVIIème siècle, Descartes et Newton, par exemple, considéraient Dieu comme " faisant partie " des sciences). Cependant l’idée d’une " norme " n’est pas mauvaise en soi, le paranormal établissant un lien " physique " entre l’objet habituel des sciences (la matière) et notre pensée, il ne saurait entrer dans la démarche habituelle (cf. synchronicité)

* Pensée : Il paraît impossible, a priori, de définir la pensée pour permettre de la relier à un fait (synchronicité). C’est d’ailleurs une des raisons qui maintiennent le paranormal en dehors des théories scientifiques. En effet, le paranormal concernant des faits (matériels ou non), il importe de trouver une définition " opératoire " de la pensée, c’est-à-dire qui permette de la faire entrer dans un raisonnement de type scientifique. Or, depuis Descartes, personne n’est parvenu à le faire (d’où le " dualisme " pensée-matière). Rhine et ses continuateurs ont contourné cette difficulté en se contentant d’observer la différence statistique entre les faits tels qu’ils auraient dû survenir " au hasard " (sans influence extérieure) et l’observation réelle. Cette approche expérimentale, on le conçoit bien, ne permet aucune ouverture théorique quant à la relation pensée-fait (par contre, le modèle du Mental permet cette relation).

* Phantasmes : contenu inconscient assez élémentaire et souvent brutal, de connotation sexuelle, agressive… ou d’amour. Ils se révèlent dans toute leur ampleur dans les rêves ou les cauchemars, mais nous les percevons parfois, sous une forme filtrée (cf. barrière conscient-inconscient), dans des conditions particulières de notre vie. Ils peuvent nous surprendre au point que nous ne les reconnaissons pas comme nôtres.

* Planson (Claude) : ancien directeur du Théâtre des Nations, il découvre le vaudou haïtien lors d'une mission. Il consacrera à cette religion plusieurs ouvrages où il parle en tant qu'initié, ce qui est rare pour un Occidental.

* " Psi " (sujet) : on appelle ainsi une personne susceptible de présenter une faculté paranormale, surtout s’il manifeste une certaine maîtrise.

* " Psy " : il importe de distinguer, parmi les différents thérapeutes :
- le " psychiatre " qui est toujours un médecin spécialiste, interne des hôpitaux ou titulaire du CES de psychiatrie (titre protégé par la loi),
- le " psychologue ", qui est (selon la loi) obligatoirement titulaire du DESS de psychologie (5 ans d’études). Les études de psychologie se tiennent à la Faculté de Lettres et sont issues (historiquement) de la philosophie.
- le " psychothérapeute ", qui est, à la différence des deux précédents, simplement une fonction (dont le nom n’est pas protégé par la loi), celle de soigner (en principe) au travers de la parole,
- le " psychanalyste ", également une fonction non protégée par la loi. Le psychanalyste doit avoir, en principe, fait une psychanalyse personnelle.

* Psychose : maladie psychologique caractérisée par un trouble majeur de la relation avec la réalité. Elle peut être liée à la prise d’un toxique (LSD, haschich, alcool…) ou non. Elle est alors dite " psychogène ". Parmi les psychoses classiques, on peut citer la schizophrénie, la paranoïa… Les psychanalystes attribuent la psychose à l’irruption permanente des contenus issus de l’inconscient, ce qu’ils interprètent comme une fragilité de la barrière conscient-inconscient. Le paranormal, émanation de l’inconscient, apparaît donc assez fréquent chez les sujets psychotiques, mais il est encore plus souvent allégué. Ladite " pensée magique " est une des bases de la pensée du psychotique (voir aussi névrose).

* Pouvoirs psychiques : on appelle parfois ainsi les facultés paranormales, en ce qu’elles fournissent un " pouvoir " sur la matière. Ce mot recouvre en fait une illusion, ceux qui pratiquent le savent bien, car la simple idée de pouvoir personnel, et donc de " je ", est antinomique aux facultés paranormales, quelles qu’elles soient (cliquer ici pour plus de détails).

* Qualitatif, quantitatif : on appelle " observation qualitative " celle qui permet d’observer les qualités d’un fait, sans qu’on puisse définir d’identité entre deux faits (ce qui permet de les rassembler en collections). La psychologie, pour l’essentiel, fait l’objet d’observations qualitatives. À l’inverse, on parle d’observation " quantitative " quand on peut faire intervenir un chiffrage. Celui-ci n’intervient que si on peut définir l’équivalence de deux observation, et donc effectuer des collections d’observations identiques (par rapport à l’élément considéré). À partir de là, on peut tenter de définir des comparaisons (plus grand, plus petit) dont la valeur est dite " objective ", indépendante de l’observateur.

* Quanta (physique des) : initiée par Einstein avec l’effet photoélectrique, elle est l’œuvre d’une multitude de savants éminents. Si, sur le plan pratique, elle n’est plus contestée, elle est d’une telle complexité théorique qu’aucune interprétation n’a vue encore le jour. L’" interprétation de Copenhague ", souvent mise en avant, n’est qu’un " plus petit dénominateur commun " et ne se réfère qu’à des généralités, encore pas toujours admises. Il est inutile de préciser que, contrairement à l’apparence, la physique des quanta est incapable d’expliquer le paranormal (cf. les explications scientifiques)

* Ramakrishna : sage hindou (1836-1886) d'origine brahmane qui fut probablement une des plus grandes âmes de l'Inde durant ces derniers siècles. Il explora mentalement toutes les grandes religions. Son enseignement, exclusivement oral, fut pieusement recueilli par ses disciples et édité en français par Herbert.

* Rationnel : on dit d’une logique qu’elle est " rationnelle " quand elle correspond à un certain nombre de règles, dont les principales sont le " tiers-exclu " et la " causalité ". Par une extension abusive, on considère comme rationnel ce qui est conforme au sens commun. Les sciences, durant toute leur histoire, ont obligé à des remaniements bien peu " rationnels " dans ce sens (rotation de la Terre autour du Soleil, Relativité, physique quantique…). Le paranormal obéit à un certain nombre de règles logiques qui sont cependant fort éloignées de ce sens commun (l’ensemble de ce site en fournit de nombreuses illustrations).

* Relativité : contrairement à ce qu’on pense souvent, la relativité a été initiée par Descartes, avec ses " repères ". Il a, probablement un des premiers, compris qu’on ne pouvait décrire les phénomènes de manière adéquate qu’en fonction d’un " repère " à trois dimensions (x, y, z). Il avait énoncé les règles de passage entre deux observateur immobiles l’un par rapport à l’autre. Einstein a, quant à lui, énoncé, dans la Relativité restreinte, les règles de passage entre deux observateurs dont la vitesse relative était constante. Dans la Relativité générale, il a énoncé les règles permettant de passer entre deux repères présentant une accélération relative constante. On ignore tout des règles de passage entre deux repères quelconques. La complexité extrême de la Relativité générale laisse deviner l’extraordinaire difficulté de l’énoncé de telles règles. De fait, l’idée d’une " réalité " unique reste un postulat, largement fondée sur l’expérience, mais encore non vérifiée de manière scientifique. Le sera-t-elle jamais ? Il est probablement inutile de rappeler que la Relativité est incapable d’expliquer le paranormal, du moins dans ses aspects actuels et ses extensions prévisibles.

* Rhine (Joseph Banks) : professeur de psychologie, travailla, avec son épouse Louisa, sur la parapsychologie dès 1927, à l'université de Duke à Durham (Caroline du Nord, USA). A l'aide des tests les plus rigoureux, et sur des milliers d'expériences, ils attestèrent de la réalité (statistique) de l'influence de la pensée sur les faits (ainsi que la télépathie et la voyance). Ils publièrent de nombreux travaux scientifiques.

* Saint : depuis les temps les plus anciens, on a identifié des sujets dont la vie et l’action témoignaient d’une très grande spiritualité. Certaines Églises, dont le catholicisme ont défini des critères de sainteté. Un véritable procès (dit " cause ") est instruit pour définir si la personne peut être vénérée comme telle. On se doute cependant que bien des saints éminents n’ont jamais été canonisés (l’Histoire récente le montre bien) alors que d’autres l’ont été pour des raisons bien étrangères à leur vie (si même ils ont vécu, comme saint Georges qui n’a jamais existé et était en fait une divinité gauloise). Ces saints ont souvent, mais pas toujours, présenté des pouvoirs paranormaux.

* Spiritualité : étymologiquementce qui a trait à la vie spirituelle " et donc au Divin. Mais il n’y a probablement pas de mot plus difficile à définir, d’autant plus que la vraie spiritualité échappe à l’intelligence, et donc aux mots. Néanmoins ceux qui ont connus des êtres profondément spirituels n’ont eu aucun doute sur leur évolution. Une grande spiritualité s’accompagne souvent, mais pas toujours, de phénomènes paranormaux. Saint Bernard, saint Benoît, etc. n’ont présenté (en apparence tout au moins), aucune faculté particulière.

* Stigmates : on appelle ainsi des traces qui apparaissent sur la peau, et qui concernent généralement des sujets mystiques, profondément religieux. Ils figurent la Passion du Christ et se composent, suivant les cas, des marques de clous dans la paume des mains (ou aux poignets) et le dos du pied. Parfois, ils s'accompagnent des traces évoquant la Couronne d'épine et la blessure reçue au côté gauche par le Christ. Ces lésions peuvent être "transfixiantes", c’est-à-dire qu'elles constituent un trou passant au travers du membre, laissant parfois voir le jour. Ces lésions ne suppurent pas (à l'inverse d'autres lésions chez le même individu) et se jouent même de la pesanteur, remontant le long du corps (cf. Thurston, Bouflet).

* Synchronicité : on entend généralement par ce mot la survenue, au même moment ou dans un instant bref de faits (matériels ou psychologiques) porteurs de la même signification, sans qu’on puisse établir entre eux de relation de cause-à-effet. Jung en a fait le prototype de la " relation acausale " (c’est-à-dire " sans cause "). Dans son œuvre, il a donné plusieurs définitions de ce mot, mais toutes se rejoignent autour de la conception de : " une relation entre un fait et une pensée par le moyen d’une signification ". Cette définition paraît tout à fait propre à fournir un cadre au paranormal. En effet, ce qui le caractérise, en fin de compte, c’est d’établir une relation entre un fait (matériel ou non) et une pensée, ce qu’aucune science n’a jamais pris en compte, du moins jusqu’à présent. D’où le terme de " paranormal ". La " norme " représentant la description habituelle de ces sciences (sciences de la matière et de la vie, sciences humaines).

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Mise-à-jour le 31/04/2005